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Le Pays de Saint-Céré

Le Pays de Saint-Céré se situe au carrefour de plusieurs régions touristiques... Mais il est également le lieu de rencontre de plusieurs régions naturelles :  la Vallée, le Ségala, le Causse et le Limargue.




La Vallée, point de rencontre des ruisseaux et torrents issus du Ségala


Autoire

Classé parmi les plus beaux villages de France, son site est à découvrir par le sud , du haut de la falaise d’où s’élance la cascade d’une hauteur de 30 mètres. La vue s’étale jusqu’aux confins du Limousin. Sur la paroi du vallon, ruines spectaculaires d’une roque dite Château des Anglais. Les murailles élevées sur 3 niveaux conservent tour et meurtrières. Avant d’entrer dans Autoire, chapelle Saint-Roch.
Château de Limargue doté d’une tour ronde percée de baies et rehaussée d’une tourelle en encorbellement (XV-XVIème siècle).
Manoir Laroque-Delprat lucarnes à frontons ornés de 3 boules de pierre dans le goût du XVIIème siècle.
Eglise Saint-Pierre, remaniée au XVIIIème siècle, conserve un chevet roman avec des modillons sculptés et des baies à bagues tressées. A l’intérieur, coupole sur pendentifs, à la croisée du transept, belle abside en cul-de-four .
Château de Busqueilles dominant le village , haut manoir du XVème siècle à tour carrée.
Château de la Roque-Maynard : belle demeure à poivrière.


Saint-Céré
L’origine de Saint-Céré remonte au martyre de Sainte-Spérie en l’an 780, On fait remonter au VIème siècle l’origine du château de Serenus, aujourd’hui château de Saint-Laurent. Ses tours du XIIème et et XIVème siècle dominent toujours la ville médiévale de Saint-Céré entourée de fortifications jusqu’en 1713 . Le grand artiste Jean Lurçat, le rénovateur de la tapisserie française, fit l’acquisition de ce château en 1945 et y installa son atelier jusqu’à sa mort en 1966. C’est un vicomte de Turenne dont dépendait le seigneur de St-Céré qui donna à la ville son blason “d’azur à une tour d’argent semée de 7 croissants d’or“ et sa charte consulaire en 1292.
Afin de réduire les dégâts provoqués par les inondations de la rivière qui traversait Saint-Céré, un ingénieur hollandais fit diviser en 1611 le lit de ce cours d’eau en plusieurs canaux à l’entrée de la ville. C’est ainsi que la cité fut appelée pendant 3 siècles la ”Petite Venise». La plupart des canaux ont été recouverts.
Située au carrefour de l’Auvergne, du Causse et de la vallée de la Dordogne, elle devint un centre important d’échanges commerciaux qui ont contribué à son développement . Sa prospérité et son charme n’avaient pas échappé à Savinien d’Alquié qui écrivait en 1721 : ”Dans cette petite ville , tout y est commode pour faire bonne chère , très propre à s’y divertir à cause des bons esprits qu’il y a et des autres belles commodités dont on y jouit“.

Saint-Jean-Lespinasse
Charmant village dominant la vallée de la Bave. En haut du village, l’Eglise Saint-Jean-Baptiste incendiée en 1562 s’est vue ajouter une chapelle et une porte à piliers de pierre. A l’intérieur, une nef étroite aux supports ornés de feuillages et d‘animaux. L’abside surmonte une petite crypte (peut-être antérieure au XIème siècle) Voûte gothique à la croisée du transept.
Des peintures murales (XIV-XVème siècles) viennent d’être redécouvertes. Beau retable en bois doré et mobilier (17ème et 18ème siècles).
Belle croix pattée sur la placette. Au chevet de l’église, sous la corniche du toit, suite de modillons d’une belle vigueur d’expression. Dans le clocher, une cloche datée 1684 porte l’inscription en langue d’Oc : “parochos voco mortuos defleo nubila dispergo“ (j’appelle les paroissiens je pleure les morts, je dissipe les nuages).
Tout autour, le village établi au contact des terres cultivables reste épars, enserrant des jardins et même des vignes entre de belles maisons quercynoises, pour la plupart des XV-XVIèmes siècles.

Saint-Laurent-Les-Tours

Spectaculaire, la butte rocheuse qui surplomble le cours de la Bave. Site et seigneur portaient déjà le nom de Sérénus, duc d’Aquitaine, père de Sainte-Spérie martyrisée au VIIIème siècle. Imposantes, les ruines actuelles donnent encore l’image du castrum de “Saint-Séré” à la fin de la guerre de 100 ans. Une vaste enceinte elliptique protège le corps de logis seigneurial, hautement encadré par deux tours carrées , chacune défendant une extrémité de la plate-forme : l’une élevée au XIIème siècle, (hauteur 25 m), l’autre, du XIVème plus forte et plus haute (35 m). Sur le flanc, en contrebas, une seconde muraille qui abrite les maisons des chevaliers, telle la maison romane (actuel presbytère).
Au pied de la butte, se trouve l’église paroissiale d’origine romane placée sous l’invocation de Saint-Laurent : de là viendra le nom moderne de la commune.En effet, à partir des XVI-XVIIème siècles, le castrum est abandonné comme siège du pouvoir seigneurial, et la ville développée à ses pieds s’approprie le nom de Saint-Céré.
• Splendide panorama du haut de la butte .
• Le château, un des centres de la résistance lotoise pendant la dernière guerre, a été acheté par Jean Lurçat rénovateur de la tapisserie contemporaine.

Saint-Médard-de-Presque
Le vallon qui s’allonge au pied du Causse compose un écrin harmonieux pour le château de Presque. On situe vers 1630 sa construction. Composition asymétrique, avec une aile basse accotée d’une tour ronde.
En contrehaut, les Grottes de Presque sont ornées de nombreuses coulées calcaires de couleurs variées aux formes diverses et harmonieuses recouvrant la presque totalité des parois.
A noter de splendides draperies transparentes et 15 piliers stalagmitiques de 6 à 10 mètres de haut, répartis dans plusieurs salles.
“La Grotte de Presque est le palais d’Antinéa” disait Pierre Benoit.


Le Ségala, premier contrefort du Massif Central

Bannes   
La paroisse de Bannes n’a été créée qu’en 1660. Dans l’église, petit tabernacle en bois doré, surmonté d’une jolie Vierge à l’Enfant.
Paysage de transition, aux vues variées, animé par toute la palette des matériaux de construction : les rouges des tuiles, les bruns et gris des ardoises, le noir d’une pierre volcanique. Granges souvent précédées d’un large auvent servant à abriter la réserve de bois, les outils ou les attelages, une niche à pigeons ou un clapier.
A Fénautrigues, dominant l’un des 6 moulins à farine que faisait tourner le ruisseau d’Embiargue, nombreuses maisons anciennes accompagnées de séchoirs, fournils, puits...

Frayssinhes  
 
Paysage harmonieux et vallonné sur les contreforts du Haut-pays, au-dessus des vallées boisées de la Bave et du ruisseau des Calmettes. Y alternent prairies d’élevage, fraiseraies et vergers de pommiers .
L’habitat est dispersé, en petits hameaux abrités à flanc de coteau, chacun possède son four à pain .
Le bourg regroupé autour de l’église St-Julien (d’origine romane) est construit en bordure d’un axe autrefois commercial (Saint-Céré-Aurillac) Les constructions utilisent des matériaux divers. A l’ouest : shistes avec toitures de tuiles plates ou romanes. A l’est on note l’influence de l’Auvergne avec des constructions en granit et couvertures de lauzes.

Latouille-Lentillac   
Tolerme, Biarque, Cayla : ces trois ruisseaux rejoignent la Bave à Latouille au confluent des vallées. Lentillac, qui lui est associé, se découvre au terme d’une montée au travers des bruyères et des châtaigniers. Perchée au rebord du plateau, petite église romane. Panorama depuis la placette herbue. Belles toitures de lauzes en écaille, à lucarnes et houteaux.
Entre Latouille et Lentillac : gorges du Cayla. Site sauvage des cascades du Saut-Petit et du Saut-Grand (15 m).
En remontant la vallée du Tolerme : site de Notre-Dame de Verdale. Sur les lieux d’un très ancien ermitage, petit sanctuaire d’allure montagnarde , suspendu au flanc du rocher. Le pélerinage, attesté dès le Moyen-Age, a lieu depuis les années 1950 pour la Fête de l’Assomption.
Paradis des pêcheurs, les torrents qui entourent Latouille sont riches en truites sauvages à la saveur inégalable.   

Saint-Paul-de-Vern   

La commune de Saint-Paul de Vern créée en 1886 conserve dans son nom le souvenir de ses seigneurs directs, les del Vern. Le village s’est établi sur une crête dénudée , dominant un paysage boisé creusé par les vallées de ruisseaux riches en truites. Eglise reprise au XIXème siècle à partir d’une chapelle du XVIIème siècle. En lisière du village, joli pigeonnier posé “en clocher” sur le pignon d’une grange-étable.
Aux alentours : au sud, belles vues sur les lointains bleutés.

Saint-Vincent-du-Pendit   
En lisière des bois qui couvrent les collines au sud de Saint-Céré, le site offre une large vue sur le bassin et les tours de Saint-Laurent.
Eglise d’origine romane.
Architecture variée. Apparition d’éléments typiques de la Châtaigneraie figeacoise.
Au sud-est, le mas de Mellac rassemble granges, séchoir et fournil autour d’un petit manoir à tour ronde.   

Le Causse, d'apparence sec mais parcouru par un important réseau de rivières souterraines

Loubressac   
"Si Montal est capable de loger un roi, Loubressac possède une des plus belles vues du royaume“ écrivait Savinien d’Alquié en 1670.
Surplombant les vallées de la Dordogne, de la Cère et de la Bave, le vieux village fortifié de Loubressac dresse sur son promontoire son château , son église et les toits de ses maisons coiffés de belles tuiles brunes.
De ce balcon du Haut-Quercy se développe du Nord au Sud l’un des plus harmonieux paysages de la vallée de la Dordogne : les châteaux de Turenne, Castelnau , Saint-Laurent , Montal, la ville de Saint-Céré et les premiers contreforts du Massif Central.
Ses ruelles étroites et sinueuses, ses maisons bâties en belle pierre ocre s’ornant de balcons et d’escaliers fleuris ou garnis de treille, ses anciennes portes, la qualité de son accueil, font de Loubressac une cité attachante.
C’est également l’un des plus beaux villages fleuris du Lot.

Le Limargue, formé de collines verdoyantes entre le Ségala et le Causse

Saignes   
Le village, perché sur une colline, aligne ses maisons à hauts toits bordés de génoises près de l’église, reconstruite au XIXème siècle.
Le château de Saignes est posté sur un petit pech. Le corps du bâtiment principal, ouvert par des croisées moulurées, ainsi que les tours où pointent les vestiges de mâchicoulis, auraient été construits au XVIème siècle par Pierre de Lagarde, ambassadeur de François 1er.
Entre Saignes et Le Mazot, puits couvert de lauzes en bordure de route.

Saint-Jean-Lagineste   
Sur les premiers contreforts du Ségala, le village de Saint-Jean-Lagineste a été érigé en paroisse seulement en 1845 et en commune plus tardivement, en 1948 .
Dans le bourg : église à clocher porche .
Aux alentours, au sommet du Mont Saint-Joseph ou Pech d’Ouynes, la chapelle édifiée de 1873 à 1889 (seule partie réalisée d’un projet monumental) accompagnée d’un chemin de croix et d’une grotte naturelle reste un lieu de recueillement et de prière. Du sommet de la chapelle et de la route d’accès, très belle vue sur la vallée de la Dordogne, les Causses, les châteaux de Castelnau et Loubressac .
Le promeneur peut aussi découvrir parmi de très nombreux blocs granitiques formant chaos, des vestiges d’aménagements humains (menhir de Peyreficade)